L'église St-Sulpice
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SES ORIGINES
L’église St Sulpice est liée au souvenir de la famille La Boissière, qui détiendra la seigneurie de Chambors de 1528 à la révolution. Le plan de l’édifice, dont l’axe est sensiblement dirigé vers le nord-ouest, comprend une nef unique et un cœur constitué d’une abside pentagonale, sans transept. La tour porche, au bas de laquelle s’ouvre la porte d’entrée, est placée en avant de la nef. Devant le portail s’étend la place qui occupe le terrain de l’ancien cimetière.
Elle présente le charme des édifices remaniés, allant du XVIéme au XVIIIéme siècle, voire XIXéme, où plusieurs corps de bâtiment se complètent, en juxtaposant leurs styles.
Le chœur constitue la partie la plus intéressante et sa date de construction, 1532, se lit sur les culs-de-lampe à la retombée des ogives de voûtes. Le plan de l’abside semble avoir joui d’une grande vogue au XVIéme siècle et la région du Vexin nous en fournit la preuve dans bons nombres d’édifices alentours.
La nef fut bâtie vers 1770, après que fut érigé en comté (1756) par Louis XV la Seigneurie des La Boissière de Chambors.
Cette distinction fut remise en réparation de la mort de Yves Jean-Baptiste de La Boissière, écuyer du roi, mortellement blessé par le Dauphin, au cours d’une partie de chasse. Sa veuve, Marie-Thérèse Le Petit d’Aveine, tutrice de Louis-Joseph-Jean-Baptiste de la Boissière, son fils, fit édifier cette nef. La famille de La Boissière était originaire du diocèse de Quimper.
La tour carrée, dont le rez-de-chaussée forme un porche surmonté d’une courte flèche octogonale en charpente, fut érigée vraisemblablement dans le courant du XVIIIéme siècle.
La cloche ne date que de 1858. Les inscriptions portées sur cette dernière sont fondues dans sa masse et parfaitement lisibles :
« LAN DE NS 1858
J’AI ETE BENITE PAR Mr DE LA CROIX CURE DE CETTE PAROISSE ET NOMME St SULPICE
MON PARRAIN Mr EUGENE BARBIER DE CHAMBORS
MA MARRAINE SCHOALASTIQUE AUZOU DE CHAMBORS
MAIRE Mr DUPAR CULTIVATEUR FONDUE PAR DUTOT ET Cgnie A PARIS »

L’horloge, tel qu’indiqué sous celle-ci, a fait l’objet d’un don de Mr. Basile Mansard en 1884.
Les vitraux ont été remis en plomb en 1926 grâce aux libéralités de Mme Bertinot Juel

SA RESTAURATION
En 1993, l'édifice fait l'objet d'un arrêté de mise en péril qui interdit tout accès au public.La voûte de la nef, en briques, construite en plein cintre selon un modèle couramment utilisé dans le dernier quart du XIXème siècle, exerce sur les murs une poussée à laquelle les tirants ne peuvent résister. Les murs s'écartent et la voûte, dont la masse dépasse les 40 tonnes, menace de s'effondrer. Des travaux ordonnés au coup par coup en 1997 et 1998 (dont la mise en place d'un échafaudage pour soutenir l'édifice de l'intérieur) permettent d'éviter la catastrophe, en attendant une réfection lourde.
Cette restauration est réalisée, tranche par tranche de 2002 à 2005, pour un coût total de 380.000 euros.
Après dépose de la statuaire et du mobilier, une plateforme est édifiée sous le plafond, à partir de laquelle la voûte est démontée brique par brique. Les murs sont ensuite stabilisés, et la toiture totalement refaite, avec mise en place d'un réseau d'évacuation des eaux pluviales, installation d'un paratonnerre et d'un coq « à l'ancienne » en cuivre entièrement frappé à la main.
Ces travaux terminés, la cloche est réinstallée et les « finitions » peuvent alors être entreprises: remplacement des pierres érodées par le temps, réfection des corniches, bandeaux, contreforts et soubassements, reprise des ouvertures, nettoyage des murs, réfection des enduits. Le point d'orgue, spectaculaire, sera la reconstruction d'une superbe voûte lambrissée de châtaignier, plus légère que celle d'origine.
Le retable du choeur ainsi que le Christ en bois du XVIème siècle, qui avaient été confiés aux mains expertes des restaurateurs, peuvent alors reprendre leur place dans une église qui a retrouvé sa splendeur d'antan.

 

 

 

LES TRAVAUX
- 1ére tranche 2002 :
Après dépose du statuaire et du mobilier, de la protection des sols, ce chantier a fait l’objet de deux principales interventions.
Dans un premier temps, installation d’une plate-forme sous plafond pour déposer la voûte brique par brique afin d’éviter un effondrement. Reprise des têtes de murs gouttereaux de la nef et retrait de l’échafaudage central supportant cette voûte.
En seconde étape, élimination du lierre recouvrant la façade nord et une grande partie de la toiture, puis réfection totale de la toiture par un remaniement général de la couverture, comprenant le remplacement des chevrons défectueux, la totalité du lattis et un apport de 40 % de tuiles neuves noyées dans la diversité des anciennes, pour un aspect nuagé.
Mise en place d’un réseau pluvial (gouttières et rives cuivrées) en respectant les règles propres aux monuments historiques et constitution d’un réseau souterrain pour l’évacuation des eaux en dehors des propriétés privées.

Dès le 20 mai 2002 (après stabilisation de l’église), «les cloches nous sont revenues de Rome » et désormais nous les réentendons de 7h00 à 22h00.
Profitant de l’installation d’un paratonnerre sur le clocher, il a été
dressé «le coq du village » comme d’antan. Ce coq girouette en cuivre et numéroté est entièrement frappé à la main.

- 2éme tranche 2003 :
Ces travaux représentent la phase la plus spectaculaire au point de vue visuel, mais non la plus périlleuse. Ils ont débuté en juin 2003 et viennent de se terminer en décembre de cette même année.
Ils consistaient en la réfection complète des façades extérieures par le remplacement de pierres érodées par le temps, par empochement (corniches, bandeaux, contreforts, soubassements) la reprise des ouvertures, le nettoyage sous pression, le traitement des parois, la dégradation générale des enduits, puis rejointoiement des pierres.

- 3éme tranche 2004 :
Réparation des vitraux
Reprise de la clé de voûte de l’arc du chœur en plein cintre
Reprise des claveaux d’arêtes d’ogives avec brochage inox
Retrait de l’étaiement en bois
Reconstitution de la voûte lambrissée constituée de chêne ou de châtaignier
Mise en œuvre de tirants


- 4éme tranche conditionnelle (2005):
Restauration des plafonds du choeur, des sols, des soubassements
Electricité : distribution et éclairage
Menuiserie bas de murs et escalier de la chaire
Badigeon des parois intérieures

- Hors marché
Conservation / restauration du Christ du XVIéme siecle
Restauration du retable
Installation du chauffage
Renouvellement mobilier (chaises et divers)
Conservation / restauration du Christ