L'église St-Léger

L' EGLISE DE DELINCOURT
A la suite du très intéressant exposé,
fait par Monsieur Roland VASSEUR sur notre
église le 15 décembre 1990, nous sommes très
heureux de reproduire ci-dessous, le résumé de
cet exposé dont il a bien voulu établir une rédaction,
malgré son emploi du temps très rempli.

Qu'il trouve, ici, l'expression de nos très vifs remerciements

Visite de l'Eglise de Delincourt
PATRONAGE DE L'EGLISE L'église de DELINCOURT
est sous le patronage de Saint Léger. La dédicace à un saint mérovingien indique souvent une origine ancienne de la paroisse (VIIIè et IXè siècle ?)

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Saint Léger, évêque d'Autun en 663, défenseur des privilèges de la Burgondie, se heurta au Maire du Palais de Neustrie Ebroïn qui, l'ayant fait arrêter, lui lit crever les yeux, couper la langue et trancher la tête.
Ce martyre lui valut d'être invoqué contre les maux d'yeux.
Le patronage du Saint, quoique assez répandu en France (53 villages portent actuellement son nom), est peu fréquent dans la région.
On peut citer les églises d'Arnenucourt, Moisson, Mousseaux, Menucourt, l'ancienne paroisse de Saint-Léger-en-Yvelines, le Prieuré Saint-Léger
à Boissy-l'Aillerie. Des lettres de maintenues de 1755 reconnaissent l'existence de droits de l'Abbaye de saint-Mellon de Pontoise sur DELINCOURT depuis 1122.

EXTERIEURS DE L'EGLISE

Comment se présentait l'église primitive ? Il n'en reste pas de témoins apparents. Tout au plus peut-on penser que la nef réédifiée en blocage de moellons, peut remonter à la période romane (XIè siècle) si, comme le précise un des participants, on a découvert un appareil en arête de poisson au cours des derniers travaux. Mais on ne peut trouver aucune trace de baies à linteau échancré ou de contreforts plats comme à Reilly ou Boubiers. Au XIIIè siècle on ajouta à cette nef un porche ouvert sur trois côtés par quatre arc brisés, occultés depuis, sans doute au XVIIIè siècle quand on refit le portail. C'est là une disposition unique en Vexin depuis la destruction du porche de Breuil-en-Vexin. L'examen de la façade montre que la nef a été surélevée au XVIè siècle. Dans le troisième quart du XIIè siècle on bâtit un chœur dont il reste deux travées, la base du clocher et un transept. Vers la fin de cette période on élève le clocher actuel, magnifique exemple qui s'inscrit dans une évolution des tours en bâtière qui va de la tour romaine de Seraincourt en passant par Nucourt, Auvers-sur-Oise et Bétheuil, et dans laquelle les baies jumelées, d'origine normande, s'allongent de plus en plus. Il est coiffé d'un toit en bâtière plus récent, mais dont on peut dire qu'il représente l'état originel. En effet, l'absence de trompes (c'est-à-dire d'arc dans les angles internes destinés à rendre l'assise octogonale) exclut qu'une flèche de pierre ait été projetée. Au tout début du XIVè siècle on ajouta les chapelles latérales nord et sud. Des reprises de maçonnerie dans le pignon du croisillon sud indiquent un exhaussement réalisé au XVIè siècle. Enfin, le sanctuaire pentagonal actuel, qui prolonge les deux travées du chœur, est une adjonction de 1791, mais on réutilisa alors deux gargouilles du XVIè siècle, dont on ignore la provenance.

INTERIEUR DE L'EGLISE

A la fin du XIIè siècle l'église avait donc la forme d'une croix surmontée par un magnifique clocher d'esprit déjà gothique, alors que l'intérieure restait encore pénétré d'art roman. C'est l'exemple même de la formule célèbre pour caractériser cet art "du roman avec croisées d'ogives".

La croisée du transept et les voûtes des deux travées du chœur ont des croisées d'ogives dont les nervures sont formées de deux tares (ou boudins) séparés par une arête, profil classique qu'on retrouve dans la majorité des églises de la région. Ces nervures retombent sur des colonnettes aux chapiteaux de palmettes dérivées de l'acanthe.

Les croisillons sont couverts de manière identique, mais au sud la voûte est plus basse qu'au nord, ce qui a posé quelques problèmes quand, au début du XIVè siècle, on construisit les chapelles méridionale et septentrionale.

On fut donc obligé d'ouvrir les murs latéraux des travées du chœur pour établir un accès. Les arcades du XIVè siècle donnant sans doute des signes de faiblesse durent être reprises en sous-œuvre au début du XVIè siècle, ainsi que l'indiquent les profils de trois d'entre elles, dont les moulures caractéristiques de l'époque sont à pénétration dans les piliers.

CHAPITEAUX ROMANS

Nous devons revenir sur les chapiteaux qui reçoivent les arcades du carré du transept. Leur décor spécifiquement roman fait de Delincourt une des églises caractéristiques de l'époque.On retrouve de vieux thèmes babyloniens et sumériens, étudiés par Baltrusaitis un motif central vertical accosté d'ornements sinueux, le tout pouvant prendre forme végétale, animal ou. humaine. Transmis par les tissus sassanides dès le Haut Moyen-Age puis par les croisades, ce schéma fut réinterprété par les sculpteurs romans. Le cadre du chapiteau force à un équilibre des formes. Le motif central sous l'angle du tailloir exprimera la fonction de- soutien du chapiteau situé au centre de la corbeille, il soulignera immédiatement une symétrie. Sur le premier chapiteau un personnage central, assis sous l'angle du tailloir, mains sur les genoux, a les yeux cachés par les têtes des deux lions monstrueux qui, d'une patte, lui ouvrent largement la bouche. De l'autre côté, la composition est la même, mais uniquement formée d'éléments végétaux. Sur un second, un personnage moustachu est assis entre un lion à sa gauche et un oiseau à sa droite, qui semblent lui dévorer les oreilles. De l'autre côté la scène est identique, mais tes animaux sont inversés. Sur un autre, le motif médian est une tête monstrueuse vomissant des rinceaux qui sinuent entre quatre femmes nues. Ailleurs, un nœud central laisse échapper des rinceaux. Il faut insister sur l'art avec lequel tous ces éléments sont traités, variations formelles, sens très aigu des formes décoratives, souci plastique d'ordonner les pleins et les vides, accord complet, enfin, entre décoration et structure qui forment un tout indissoluble.

MOB I LI E R
L'église conserve encore des restes d'une iconographie qui a dû être importante.
Son saint patron n'est représenté que par une effigie tardive dans une niche du chœur, mais sa réalisation dans une matière peu commune dans les églises du Vexin, la terre cuite, lui donne un intérêt tout particulier. Deux statues de bois figurent de part et d'autre de l'arc triomphal, saint Jacques, en costume de pèlerin, appartient au début du XVIIè siècle. C'est au XIVè siècle qu'il faut attribuer une rare repré-sentation de Saint Gautier, du moins si l'on retient l'appellation traditionnelle que ne vient plus étayer aucune caractéristique. Le Saint est en costume épiscopal, mais sa tête actuelle, d'aspect juvénile, dépourvue de mitre, pose un problème difficile à résoudre sans un examen que la situation élevée de l'œuvre ne permet pas d'effectuer. La Vierge à l'enfant en pierre est un bel exemple de l'art du XIVè siècle. Elle est malheureusement gâtée par une polychromie du XIXè siècle. Le tableau, récemment restauré, accroché sur le mur sud de la nef, a été acheté à Gisors par M. LALOUETTE, Président de la Fabrique de l'église. Peint vraisemblablement sous le règne de Henri IV par un peintre de Gisors pour un des établissements religieux de la Ville, il est le résultat d'un vœu à Notre-Dame de Liesse. Il représente la légende célèbre dans ce sanctuaire, proche de Laon (Aisne), des trois chevaliers d'Eppe. Les époux donateurs, dont ta ressemblance avec certaines figures de fresques de a collégiale de Gisors est frappante, agenouillés aux pieds de la Vierge, sont accompagnés de leurs six enfants (trois garçons et trois filles). De chaque côté se déroulent six épisodes de la légende les trois chevaliers, capturés on Egypte au cours de la septième croisade, sont emprisonnés; la fille du sultan, Ismérie, qu'ils ont Convertie, leur apporte 'bois et outils" pour réaliser une image de Notre-Darne de Liesses; pendant leur sommeil un ange leur apporte la statue ; les trois chevaliers et Ismérie prient devant l'image de Notre-Dame ; Ismérie délivre les prisonniers ; miraculeusement tous les quatre se retrouvent dans la forêt de Liesse. Il faut également signaler la présence d'un confessionnal du milieu du XVIIIè siècle, dont la porte est ornée d'un phénix, l'oiseau qui renaît de ses cendres, symbole de régénération de l'âme. Il s'élève vers te delta rayonnant de la Trinité. Une inscription scellée sur un pilier du chœur rappelle donations et fondation de messes d'un vicaire nommé Jehan Huillier le 6 octobre 1552. Une autre moderne (elle fut réalisée aux frais du Comte de Noinville en 1886) évoque le souvenir de Jean Martel, mort à la bataille de Poitiers en 1356. Enfin, à l'extérieur de l'église, l'arcade nord occultée de l'ancien porche, abrite un fragment d'un ancien retable en pierre du XVIè siècle, comme il on subsiste encore à Nucourt et à la chapelle Saint-Sauveur d'Aincourt. On y distingue malgré l'épaufrement général, la crucifixion, avec les deux larrons le groupe des soldats se disputent la tunique du Christ, et les chevaux des deux cavaliers, sans doute le centurion et le porte lance.

Roland Vasseur

Dalle commémorative de fondation de messe à Delincourt (60)

Catégorie : Taille de pierreEdifice de conservation : église paroissiale Saint-LégerMatériaux : pierre (monolithe) : taillé, poli, peint, décor à relief gravéStructure : rectangulaire horizontalDescription : Dalle en pierre monolithe avec inscription gravée.Dimensions : h = 64 ; la = 95,5 ; pr = 6Inscription : inscription ; datePrécision inscription : Transcription : " L'an de Grace Mil Vc LII le VIe jour d'octobre Messire Jehan Lhuillier pretre vicaire sous/messire Henry Peltot aussi pretre cure de ceans a ausmone et donne a la fabrique de ceste presente/eglise Saint-Leger de Delincourt, ung arpent de terre assis pres le fief Baudry tenant d'un coste/les hoirs Martin Damontville, d'un bout le chemin. Item ung arpent de terre assi à la brosse Robert / tenant d'un coste Gilles le Roussin escuyer : d'un bout Colin Le Tellier. Item LV perches de terre assi aux/gras fossez tenant d'un coste et d'un bout Jehan le Cordier. Item IIIIxx perches assi au chemin de Courcelles, / tenant d'un coste et d'un bout les hoirs Jehan Prevost. Item III quartiers de terre assi aux trois buissons, / tenant d'un coste Guille le Roy, et d'un bout le chemin. A la charge que les marguilliers de ladite église seront tenuz / et. Subgetz de faire celebrer, et chanter tous les ans à Jamais par le cure ou vicaire de la dite eglise, ou par ledit cure ou vicaire [...], le 30e du vendredi, samedi, dimanche, lundi, mardi, mercredi et jeudi : des octaves de la feste du saint sacrement de l'autel, les sept heures canoniales et messe sollenelle / selon l'ordinaire et usayge de Rouen. Et encores le vendredi prochain ensuyvant lesdit octaves, ung obiit / ou service, de vigilles et haultes messe de requiem, a diacre et sous diacre et chappes. Et pour ce lesdits marguilliers payeront audit / cure ou vicaire par chacun an, L. Livres tournois et à III ou IIII pretres qui seront nommes/et eleuz par ledit cure ou vicaire, et seront tenuz assister a ayder a chanter et feter (?) lesdits offices et services. / Et au clerc de ladite église qui sera tenu sonner et assister, attendre les ornements, et les remettre a point : les dits marguilliers seront tenuz leur payer pour chacun an a chacun V livres tournois. Et ce ledit prêtre, defaillent/a assister audits offices, et services, pour chacune fois qu'ils defailleront à matines ou à la messe/ou à vespres, leur seront rabatuz VI deniers tournois comme plus à plain [...] pour les [...] sur ce faictes, / et passees à Chaumont : [...] le mynut, et regist est par devers maitre badaire tabellion audit Chaumont / Priez Dieu pour luy ".Siècle : milieu 16e siècleDate(s) : 1552Historique : La dalle de commémoration de fondation de messe datée de 1552 était autrefois située près de la chaire. Elle a été mise à sa place actuelle en 1858.Date protection : 1912/11/05 : classé au titre objetStatut juridique : propriété de la communeType d'étude : liste objets classés MHNom rédacteur(s) : Isnard IsabelleCopyright : (c) Monuments historiques, 1999 ; (c) AGIR-Pic, 1999Référence : PM60000716

Chapiteaux à Delincourt (60)

Catégorie : Taille de pierre, sculptureEdifice de conservation : église paroissiale Saint-LégerMatériaux : pierre : taillé, poli, peint, décor dans la masse, décor en bas reliefDescription : Les chapiteaux sont travaillés au trépan et étaient peints. Les chapiteaux sont couronnés d'un tailloir composé d'un filet d'une gorge et d'un tore.Iconographie : ornementation (feuilles d'acanthe, rinceau) ; représentation humaine (femme, homme)Précision représentation : Ensemble de chapiteaux à décor sculpté composé de trois types : chapiteaux à décor dérivé du corinthien avec ou sans hélices, chapiteaux à rinceaux, chapiteaux à figures humaines.Siècle : 12e siècleHistorique : D'après Louis Régnier, l'église de Delincourt aurait été construite entre 1175 et 1210. Les chapiteaux datent de cette époque. Une photographie les représentant est conservée aux archives départementales de l'Oise, fonds Mansart de Sagonne, 11 fi 186 à 188.Date protection : 1912/11/05 : classé au titre objetStatut juridique : propriété de la communeType d'étude : liste objets classés MHNom rédacteur(s) : Isnard IsabelleCopyright : (c) Monuments historiques, 1999 ; (c) AGIR-Pic, 1999Référence : PM60000717

Tableau : Notre-Dame-de Liesse à Delincourt (60)

Catégorie : PeintureEdifice de conservation : église paroissiale Saint-LégerMatériaux : toile (support) : peinture à l'huileStructure : rectangulaire horizontalDescription : Tableau sur toile peint à l'huile représentant des scènes se rapportant à la légende de Notre-Dame de Liesse.Dimensions : h = 100 ; la = 121Iconographie : Vierge à l'EnfantPrécision représentation : Le tableau se divise en sept compartiments. Un grand cadre de format vertical dans lequel est représentée la Vierge à l'Enfant avec des donateurs et donatrices occupe le centre de la composition. De chaque côté de ce motif central, s'organisent trois cadres de format approximativement carré. La légende de Notre-Dame de Liesse y est contée.Etat : oeuvre restauréePrécision état : Oeuvre restaurée par Huisse et Houdelinckx en 1987.Inscription : inscription concernant l'iconographieLieu de provenance : lieu de provenance : Haute Normandie, 27, Gisors, couvent des trinitaires (?)Siècle : limite 16e siècle 17e siècleHistorique : Le tableau proviendrait du couvent des trinitaires de Gisors. La légende de Notre-Dame de Liesse racontée par Melchior Bandini, chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, dans la 1ère moitié du 15e siècle (transmise par Jacques Bosio) se divise en sept chapitres. Cette division est celle reprise dans le tableau. Chapitre 1 : " Comment les trois pieux chevaliers d'Eppe furent faits prisonniers par les turcs " ; chapitre 2 : " L'invincible constance des trois chevaliers frères captifs du soldat d'Egypte " ; chapitre 3 : " Comment la princesse Ismérie voulant convertir les chevaliers à la loi de Mahomet est elle-même convertie à la loi de Jésus-Christ " ; chapitre 4 : " De la miraculeuse image de Notre-Dame de Liesse " ; chapitre 5 : " La Mère de Dieu paroist en songe à Ismérie et lui promet qu'elle sortira d'Egypte et qu'elle recevra le baptême " ; chapitre 6 : " Comment les chevaliers et la princesse Ismérie furent miraculeusement transportés en France " ; chapitre 7 : " Comment la sainte image choisit elle même l'emplacement de l'église de Liesse ".Date protection : 1912/11/05 : classé au titre objetStatut juridique : propriété de la communeType d'étude : liste objets classés MHNom rédacteur(s) : Isnard IsabelleCopyright : (c) Monuments historiques, 1999 ; (c) AGIR-Pic, 1999Référence : PM60000718

Statue (petite nature) : Vierge à l'Enfant à Delincourt (60)

Catégorie : SculptureEdifice de conservation : église paroissiale Saint-LégerMatériaux : pierre : taillé, poli, peint, polychrome, décor dans la masseStructure : revers sculptéDescription : Statue en pierre sculptée en ronde bosse et peinte.Dimensions : h = 107Iconographie : Vierge à l'EnfantPrécision représentation : La Vierge, voilée, se tient debout, porte son Fils sur son bras gauche et le regarde. Elle est habillée d'une robe ceinturée à la taille et d'un manteau ramené sous son bras gauche et formant des plis à bec. Jésus tourne la tête vers sa Mère et bénit de sa main droite.Etat : oeuvre restauréePrécision état : Au 19e siècle, les parties cassées de la statue et les rajouts (couronne et socle) ont été fixés par des goujons de fer et scellés au plâtre. La statue a aussi été repeinte. Elle a été restaurée en 1991 par l'entreprise Groux. Avant restauration, les fers rouillés avaient fait éclater la pierre : la tête du Christ était fendue, la main de la Vierge cassée, le socle fissuré. La polychromie du 19e siècle était lacunaire. Les goujons de fer ont été éliminés, le socle en plâtre également, les divers morceaux composant l'oeuvre ont été recollés, la polychromie a été refixée et réintégrée.Siècle : 14e siècleHistorique : Cette Vierge à l'Enfant date du 14e siècle. La statue se trouvait à la fin du 19e siècle dans la nef, au sud de l'arc triomphal. Des photographies de l'oeuvre sont conservées aux archives départementales de l'Oise, fonds Mansart de Sagonne, 11 fi 189-190.Date protection : 1912/11/05 : classé au titre objetStatut juridique : propriété de la communeType d'étude : liste objets classés MHNom rédacteur(s) : Isnard IsabelleCopyright : (c) Monuments historiques, 1999 ; (c) AGIR-Pic, 1999Référence : PM60000715

Confessionnal à Delincourt (60)

Catégorie : MenuiserieEdifice de conservation : église paroissiale Saint-LégerMatériaux : bois (en plusieurs éléments) : taillé, poli, ciré, décor en bas relief, décor en haut relief, décor en ronde bosseStructure : doubleDescription : Le confessionnal est en bois sculpté et ciré. Il comporte une partie centrale, très décorée, encadrée de deux parties latérales symétriques, au décor plus sobreDimensions : h = 300 ; l = 192 ; la = 100Iconographie : ornementation (coquille, palme) ; symbole (phénix)Précision représentation : La partie supérieure du vantail sculptée à jour représente le phénix renaissant de ses cendres. Le phénix est représenté sur une sorte d'autel, les ailes déployées, le regard vers le ciel. Au-dessus de lui, le triangle symbolique de la Trinité brille dans un cercle duquel jaillissent des rayons lumineux arrêtés à droite et à gauche par une ornementation rocaille et qui descendent jusque sur la tête de l'Oiseau. Deux épis sont suspendus à l'ornementation rocaille et deux palmes encadrent le bûcher de la partie inférieure de la composition. Au-dessus du fronton, deux chérubins.Auteur(s) : Dardel (menuisier)Lieu de provenance : lieu de provenance : Picardie, 60, Parnes, église paroissialeSiècle : 4e quart 18e siècleDate(s) : 1788Historique : D'après Louis Régnier, ce confessionnal de 1788 proviendrait de l'église de Parnes où un second confessionnal identique est encore conservé. Il aurait été exécuté par un certain Dardel, menuisier à Magny.Date protection : 1912/11/05 : classé au titre objetStatut juridique : propriété de la communeType d'étude : liste objets classés MHNom rédacteur(s) : Isnard IsabelleCopyright : (c) Monuments historiques, 1999 ; (c) AGIR-Pic, 1999Référence : PM60000719

Eglise (à l' exception de la nef) à Delincourt (60)

Catégorie : églisePropriété de la communedate protection MH : 1926/04/12 : inscrit MHEglise (à l' exception de la nef) : inscription par arrêté du 12 avril 1926type d'étude : Recensement immeubles MHN° notice : PA00114674© Monuments historiques, 1992