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Lattainville : une longue histoire…

Notre village, ainsi que ceux qui se situent sous l’ombre tutélaire
de Gisors, ont été témoins à différentes époques des nombreuses
luttes qui ensanglantèrent le Vexin :
d’abord les Normands au IXème siècle et les Anglo-normands au
XIème. Ces derniers s’en rendirent maîtres en 1096 sous la conduite
de Guillaume le Roux, duc de Normandie ; ils s’emparèrent aussi de
Mantes et arrivèrent même jusqu’aux portes de Paris.
Le roi de France, pour faire diversion à ses ennemis, envoya un corps
d’armée à leur poursuite et leur reprit Trie Château, Chaumont,
Lattainville, Delincourt et Boury. C’est alors que les Anglo-normands
se virent obligés, pour arrêter la marche des Français, de construire
la redoutable forteresse de Gisors..

Dans ces luttes, on eut le regret de constater la présence au milieu
des armées ennemies, de plusieurs seigneurs du Vexin qui avaient abandonné le roi de France. On cite notamment Thibaud Payen,
seigneur de Gisors, Neaufles et Courcelles.La terre de Lattainville
formait à l’époque de la féodalité une des seigneuries du comté de
Chaumont ; elle était possédée en 1210 par Hugues de Chaumont.
Au commencement du XIVème siècle on trouve la seigneurie de
Lattainville comprise dans la châtellenie de Trie le Châtel appartenant
à la maison des comtes de Dammartin ou de Trie.
Jacques de Trie qui mourut le 5 octobre 1432 est considéré comme l’un
des plus riches barons de son temps : il possédait en effet la forêt
de Thelle, les terres de Sérifontaine, Le Vaumain, La Villetertre, Magny,
Le Vauroux, Lattainville et beaucoup d’autres dans le Beauvaisis
et dans le Vexin.

De succession en succession, la seigneurie de Lattainville échut
au XVIIème et au XVIIIème siècle à certains membres de la famille
de Bourbon, dont la branche de Bourbon-Conti (château de Trie).
Le Vexin cessa peu à peu d’être la résidence du prince de Conti ;
son château de Trie fut fermé et plusieurs de ses terres vendues.
Une partie de la seigneurie de Lattainville fut acquise le 13 avril 1782
par le comte de Chambors. A la révolution de 1793, le comte de
Chambors émigra et tous ses biens furent confisqués au profit de la
nation. Lattainville, comme d’autres villages, fut vendu par lots dont
certains échurent à M. Jean-Baptiste Crèvecoeur.
Ainsi commence l’histoire "républicaine" de notre village.

Au niveau des événements marquants et des grandes catastrophes,
Lattainville fut dévasté en 1590 et incendié par les Ligueurs.
Le duc du Maine, qui les commandait, vint à Chaumont et dans les
environs de Gisors au mois de février ; son armée logea dans les
villages voisins et attaqua le château de Dangu, dont elle s’empara ;
Beausseré, Courcelles, Hérouval, Vallecourt, Chambors et autres
localités, eurent, comme Lattainville, à subir les horreurs de la guerre.
D’autres fléaux ont aussi jeté la désolation dans la commune de
Lattainville :
Le lundi 12 juin 1593, une grêle détruisit toutes les récoltes et celles
des villages voisins.

Au mois de septembre 1836 un autre orage sévit encore sur Lattainville ;
tous les fruits furent perdus et beaucoup d’oiseaux périrent par la grêle.
Lattainville formait une commune du Vexin français, régie par la coutume
de Senlis, et dépendait du bailliage subalterne de Chaumont-en-Vexin,
compris lui-même dans le grand bailliage de Senlis. Elle ressortissait au
gouvernement de l’Ile de France, au Parlement et à la chambre des
comptes de Paris, à la Cour des Aides et à la Généralité de Rouen,
à la Châtellenie de Chaumont en Vexin et à l’élection de Gisors.

La nouvelle délimitation donnée au département de l’Oise en 1790
et sa division en districts et cantons fit entrer Lattainville dans le
canton de Montjavoult, du district de Chaumont, mais un peu plus tard
le canton de Montjavoult fut supprimé et la commune de Lattainville
fit partie de la circonscription du canton de Chaumont, à laquelle elle
appartient encore.
Au mois de décembre 1789, l’Assemblée constituante, voulant régulariser
l’existence de l’individualité communale jusqu’alors inconnue pour les
petits villages, accorda aux communes le titre de municipalité et les
autorisa à choisir elles-mêmes leur administrateur qui reçut le nom de
maire, et ses assesseurs celui d’officiers municipaux.

Pierre BATTEUR